Le vieillissement concerne tous les êtres vivants, les mammifères supérieurs en particulier. Il correspond à l’ensemble des processus biologiques qui contribuent à modifier la structure, le fonctionnement et les relations des organes entre eux ainsi que celui de l’organisme dans son entier. Il commence à apparaître à partir de l’âge adulte. Le vieillissement humain, chez les femmes comme chez les hommes, du fait de la perception qu’ils ont de leur finitude, revêt des manifestations particulières ; chez eux, c’est tout à la fois l’apparition d’un ensemble de phénomènes physiques et mentaux plus ou moins prédominants. Tout le monde sait ou croit savoir ce qu’est une personne âgée, et pourtant rien n’est plus difficile à définir. Le vieillissement, tel que ressenti par la personne, ou observé par autrui, résulte de l’effet de l’altération fonctionnelle des organes périphériques (arthrose, rides, essoufflement…) mais est aussi la conséquence de l’atteinte du système nerveux central et périphérique sur quatre plans : - cognitif (rétrécissement du champ de conscience, oublis, perte de la mémoire de ce que l’on est en train de faire, ralentissement intellectuel…), - émotionnel (dépression en raison de l’ennui ; angoisse, en percevant le temps qui rétrécit…), - moteur (lenteur et maladresse des gestes, instabilité et perte d’équilibre entraînant des chutes), - végétatif (abaissement brutal de la pression artérielle lors de la mise en position debout entraînant une sensation de perte d’équilibre, d’une forme de vertige parfois suivi de chutes , troubles sphinctériens, incontinences, constipation, pertes urinaires…). Le vécu du vieillissement par la personne avançant en âge est dominé par les contradictions : « je trouve le temps long parce que du fait de ma solitude et de mon isolement je n’ai plus le goût de la lecture voire de la réflexion, je m’ennuie énormément et en même temps je suis anxieux parce que je vois rétrécir le temps qu’il me reste a` vivre. J’ai envie de voir les miens mais je redoute de les lasser ou d’être un poids pour eux. Je ressens plus d’exigences et n’ose pas les exprimer » La perception par les « autres » de la personne ayant vieilli intervient, aussi, de façon majeure : ce peut être, pour les proches aidants « une personne anciennement aimée devenant à charge », ou, moins violemment, une personne à qui l’on s’adresse désormais avec une condescendance polie. Il se crée une forme de stigmatisation de la vieillesse en tant que telle qui va de pair avec ces perceptions. Le vieillissement n’est pas une forme de handicap : le handicap est caractérisé par sa constance depuis son installation. La vieillesse résulte d’une perte de moyens, évolutive par paliers, mais continue, allant en s’accentuant.En revanche, le vieillissement n’est pas toujours perçu comme un déclin du fait que la personne âgée a acquis une « expérience et une culture » que les plus jeunes n’ont pas encore éprouvés. Cette personne âgée a souvent mis en place des systèmes de « compensation » comme pour retarder les faiblesses à venir (parfois ridicule par l’exagération).